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RUMESM - Jules Tacheny- Lu 579 fois Découvrez le parcours d'un pilote hors normes !
Rétro 80 et l’histoire du Circuit de Mettet. Jules Tacheny, recordman du monde.Comment parler du circuit de Mettet sans évoquer tout d’abord la vie de son maître d’œuvre, le champion motocycliste Jules Tacheny. C’est en effet à lui que nous devons une bonne partie de toute l’infrastructure du circuit actuel.
Cette année là, sous une pluis battante et en ayant signé le tour le plus rapide, il gagnait à quasi 40 ans son Grand Trophy en Senior devant le gratin des internationaux du moment. Son rêve devenu presque obsession était enfin réalisé. Les balbutiements du premier circuit.Exprimer avec précision la date d’apparition du circuit est difficile, mais… Nous sommes au début des années 20, quelques rares « motocyclettistes » s’essaient sur les routes et chemins de l’époque. La première course serait née suite à cette fabuleuse anecdote : Un jour pour épater ses copains, Auguste enfourche sa moto, et fait le tour du pâté de maisons. La relation des faits de course est tout aussi surprenante dans les journaux de l’époque…lisez plutôt : « Le régional J.Rops fait une chute terrible, butte contre un aqueduc et est projeté 18 mètres plus loin que sa machine. Coïncidence : dans sa trajectoire, il passe au dessus de sa mère et de sa sœur, alors qu’elle était assises sur le dit aqueduc…il s’en tire avec quelques égratignures. Sa mère et sa sœur se sont pâmées… » Le Café du Circuit ou chez Hortense…
C’est en 1928 que le club a trouvé l’emplacement définitif d’une partie du circuit. Il s’agit de la petite boucle de Saint Donat qui n’est plus utilisée depuis quelques années. Au dessus de cette boucle, on avait construit un petit chalet anodin qui allait cependant devenir célèbre dans le monde entier…Le Café du Circuit. Jusqu’en 1931, la petite boucle de 2800m sera utilisée et les moyennes atteintes à l’époque étaient celles d’un aéroplane soit…90km/h. En 1932 faisant suite aux exigences (déjà) de la FMB, le circuit devenu trop exigu se verra allongé et empruntera la route vers Florennes avec retour sur Mettet. Le diabolo est créé. Il développe 8500m et le carrefour de St Donat n’est encore qu’un petit croisement à angles vifs. C’est en 1933 que le sens de la course comme les aiguilles d’une montre sera adopté. L’année 1934 verra l’élargissement de la descente vers Florennes où les vitesses atteintes sont de l’ordre de 170 km/h. En 1935, la commission des circuits accorde à Mettet l’organisation des courses internationales. Le circuit se moderniseEn 1946, après les hostilités, Monsieur Tacheny est élu Président du Club de L’UMESM. Sa devise étant de toujours innover et de rendre le circuit plus attrayant, il entreprendra de grands travaux toute sa vie durant.
L’Etat et les Ponts et Chaussées reprennent les routes à leurs comptes et il leur incombera de pourvoir à l’entretien de celles-ci dès 1951. L’année suivante soit après 25 ans de bons et loyaux services envers les sports mécaniques, Sa Majesté le Roi accorde le titre de Royal au club qui deviendra définitivement le Royal Motor Union de l’Entre Sambre et Meuse ou RUMESM. C’est en 1953 que la FIM décide qu’il ne peut y avoir plusieurs Grand Prix par pays. Francorchamps garde son GP et Mettet prendra le titre de Grand Trophy. Les fifties ont vu débouler de très grands champions et ceux-ci ont toujours été présents à Mettet :Duke, Anderson, Hartle, Surtees, Lomas, Hillebrand, Provini, Fath, Graham, Oliver…C’était l’époque des grands et Mettet leur servait à mettre leurs machines au point avant la saison des GP. La longue ligne droite vers Florennes était un banc d’essai capital pour tester les moteurs et les machines.
En 1961, de gros travaux sont entrepris sur tout le parcours, tous les arbres jugés dangereux sont abattus, la voirie passe à 9m, les virages de Florennes, d’Oret, de Biesmerée avec celui des Cloquettes deviennent de véritables « banking », le carrefour de St Donat reçoit un îlot central, l’enceinte du pourtour du circuit est surélevée et enfin les tribunes sont construites en dur et à demeure. La course peut continuer… Les Golden Sixties …annoncent les années actuelles et futures….En 1962, Jacky Ickx remporte la victoire en 50cc à 96 km/h de moyenne alors qu’en 250cc, une japonaise gagne pour la première fois sur Mettet. Cette Honda était pilotée par le belge Raphaël Orivel . N° 1 Giacomo Agostini Les années passent et le diabolo devient délicat de par la vitesse des motos, il est impératif de les ralentir avant d’emprunter la descente vers Mettet. On a bien ralenti les motos en leur faisant faire un détour par le zoning mais la route ne s’y prêtant pas, Mr Tacheny décide de construire une vraie chicane qui sera mise en place dès 1985. Celle-ci deviendra la « Chicane Michaël Paquay » en souvenir de ce grand champion dont la dernière apparition à Mettet est restée dans toutes mémoires tant son baston avec Stéphane Chambon fut grandiose en 1998. A noter que la dégradation de la petite boucle et le surcoût pour la sécurité de ce tronçon de piste ont décidé les organisateurs à ne plus emprunter cette portion du circuit depuis 1991 au grand dam des pilotes qui appréciaient la descente vers Mettet où il fallait un très gros cœur pour attaquer poignée dans le coin.
Les derniers gros travaux ont été réalisés par la construction de la passerelle au dessus de la ligne de départ fin 85 et un nouveau secrétariat de course a été inauguré en 1994. Depuis, de nouveaux stands et un espace VIP ont également été érigés et deux nouveaux paddocks ont été aménagés pour permettre aux teams dotés d’un matériel de plus en plus imposant d’avoir un maximum d’espace et de confort. Toutes ces belles infrastructures accueillent les officiels, les pilotes, les journalistes et les nombreux bénévoles œuvrant dans le cadre des courses à Mettet que ce soit la vitesse pure ou le Superbiker. Le futur proche…ou le circuit permanent.Mettet se porte bien, le club loue ses installations à l’année au CPAS de la ville pour l’accueil des réfugiés, il emploie un ouvrier pour l’entretien et la maintenance de ses nombreuses installations. Il emploie également Marie-Rose, une charmante secrétaire multilingue pour la gestion de toutes les tâches administratives et le secrétariat des courses et emploie enfin un couple de concierges pour la surveillance des installations et du bureau. Voilà pour l’heure l’histoire du circuit Jules Tacheny de Mettet où l’on vous attend nombreux les prochaines semaines pour y suivre les compétitions d’antan avec le G.Old Trophy et les courses actuelles avec le Grand Trophy sans oublier bien entendu le Superbiker en octobre mais nous en reparlerons dans nos colonnes d’ici là. Ce Grand Trophy sera peut-être le dernier, hélas, sur l’ancien tracé suite aux malencontreuses décisions de ne plus accepter les motos sur un parcours routier à partir de 2006. C’est l’occasion de voir pour la dernière fois les motos rouler à plus de 300 km/h vers Florennes… Le circuit de Saint-Donat plaisait-il à Giacomo Agostini ? « Oui…Très rapide et très beau comme parcours…les longues lignes droites et les virages extraordinaires d’inclinaison me permettent de pousser ma M.V au maximum sans risques… » C’était l’avis d’un multiple champion du monde…
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