De Jules Tacheny au circuit permanent
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Le nouveau circuit « Jules Tacheny » de Mettet, troisième circuit permanent de Belgique, après Francorchamps et Zolder a été inauguré le 12 mars 2010 ...

Le nouveau circuit « Jules Tacheny » de Mettet, troisième circuit permanent de Belgique, après Francorchamps et Zolder a été inauguré le 12 mars 2010.

Comment une réalisation aussi exceptionnelle pour notre région de l’Entre Sambre et Meuse a-t-elle pu voir le jour, comment expliquer à un néophyte cette implantation majeure dans un village de 15.000 habitants.

Une plongée dans le temps est nécessaire pour comprendre les racines de ce projet qui il y a dix ans paraissait pour la plupart utopique et hasardeux.
Ce volet historique va permettre de retracer la vie du club à l’origine du circuit de Mettet, le Royal-Union-Motor-Entre-Sambre et Meuse ainsi que la carrière sportive d’une personnalité indissociable du circuit de Mettet, personnalité qui a donné son nom au circuit, en l’occurrence Jules Tacheny .


Fin des années 20, la motocyclette est dans sa période de gloire.

Moyen de déplacement moderne et plus accessible que la voiture encore réservée à l’élite, cet engin a de l’avenir et nos industriels, nombreux à l’époque l’ont bien compris. On voit surgir notamment dans le bassin Liégeois de multiples marques de motocyclettes : F.N., Sarolea, Gillet pour ne citer que les plus connues.

 

Plus de 50.000 motos sillonnent déjà nos routes…

 

 

A mettet, comme un peu partout, la moto est également prétexte pour se réunir le dimanche entre copains ; on organise des ballades, des rallyes.

Et c’est ainsi que le petit groupe d’amis décidant d’officialiser quelque peu leurs réunions crée le 30 janvier 1927 un club, ce sera le club de l’Union Motor Entre Sambre et Meuse.
Ce club réunit quelques notables, commerçants, passionnés de motocyclette ainsi que quelques jeunes sportifs un peu tête brûlée qui entrevoient dans ce nouveau sport une occasion de se réaliser mais également un moyen d’ascension sociale.

Jules Tacheny a 20 ans, il est l’un d’eux.

Le premier président effectif du club sera Jacques Rops, petit neveu du peintre Félicien Rops, la famille possède un château à Mettet.

 

Apprenti mécanicien au village, Jules Tacheny est vite attiré par ces nouveaux engins, il se passionne pour ces moteurs en constante évolution.
A l’atelier, il récupère une moto, il en trafique le moteur et, à l’insu de ses parents, il s’inscrit dans les petites joutes sportives qui ne manquent pas d’éclore dans la région, à Biesmes
Châtelet,
Névremont,
Sorinnes,
Falmignoul…

La colère paternelle à cette découverte sera heureusement atténuée par les succès que remporte bientôt le fiston…


Ces organisations sportives se multiplient un peu partout, le public raffole de ces exhibitions, c’est le frisson et le plaisir de la vitesse et les pilotes s’amusent et se prennent au jeu.


A Mettet aussi, le club ne tarde pas à mettre sur pieds ses premières courses dans les hameaux de Devant Les Bois et Pontaury, et en 1929 un premier circuit est créé sur les hauteurs du village, au lieu dit Saint Donat.
C’est sur cette boucle de 2 km 8 que l’on organise le 1er Grand Prix de L’Entre Sambre et Meuse !


1930, le club s’officialise et prend le statut d’ asbl.


Jules Tacheny, administrateur du club, se consacre de plus en plus à sa passion et ses nombreux succès régionaux sont remarqués par la Fabrique Nationale de Herstal. Une série de tests et le voici engagé par la F.N., il aura pour équipier le renommé René Milhoux. Pilote d’usine ! , pour le petit gars du village, c’est déjà un aboutissement…

Les usines belges dans ces années rivalisent de créativité et d’ingéniosité pour attirer vers elles les clients.
La vitesse, la régularité sont des atouts majeurs, il faut montrer qu’une moto peut aller vite et longtemps.

La F.N. veut démontrer son leadership, c’est la course aux records !
et le 26 octobre 1931, c’est le jour de gloire pour Milhoux et Tacheny.
Ils pulvérisent au guidon d’une F.N. 350 plus de 41 records mondiaux dont celui des 12h00 à la moyenne de 138.412 km/h ! cela se passe sur l’autodrome de Linas-Montlhéry près de Paris.

Le retentissement de l’exploit est grand, les deux pilotes recevront à cette occasion le trophée national du mérite sportif !

 

 


La carrière sportive de Jules Tacheny est lancée.
Sur les circuits, des victoires à Wavre,
Sombreffe,
Falmignoul,
Chimay,…

L’équipe F.N. s’étoffe, à côté de Milhoux et Tacheny il y a Demeuter, Noir (Eric Haps), Collette…

Au niveau international, des championnats voient le jour ; Tacheny participe au GP d’Italie à Monza, où il doit abandonner, GP de France, 3ème .

Les motos belges rivalisent bientôt avec les fameuses motos anglaises,
Les Norton à la domination insolente .

1934 sera-t-elle l’année F.N. ???

Le début de saison est prometteur, F.N. dans les courses nationales truste les victoires. Tacheny est sacré champion de Belgique Senior 500cc à Francorchamps le 20 mai !

Au niveau international, F.N. commence à faire jeu égal avec Norton,
et le 23 juin le triomphe arrive à Assen en Hollande, Demeuter est champion d’Europe sur F.N. 500cc !!
C’est un jour de gloire pour l’usine liégeoise, un pilote belge, une moto belge au top européen !!

Le 6 juillet, c’est le GP du Sachsenring, l’occasion de montrer le savoir faire de la Fabrique Nationale en Allemagne.
On attend la fête, ce sera hélas le drame.
En quelques tours Noir et Demeuter se tuent,
Demeuter était en tête,
la F.N. se retire…

 

1935, Tacheny sera encore vainqueur à Chimay, Falmignoul, Wavre et de nouveau champion de Belgique à Francorchamps mais le cœur n’y est plus. L’usine annonce qu’elle se retire de la compétition sur circuits.
Est-ce la conséquence des terribles accidents de 1934 ou est-ce le réalisme économique de ces années où les frontières se ferment .
La F.N. a peut-être aussi d’autres chats à fouetter, les besoins en équipements militaires augmentent en effet rapidement…

Jules Tacheny choisit alors d’arrêter également la compétition.


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Parallèlement à cette carrière sportive, Jules Tacheny et toute l’équipe de Mettet continue à faire vivre le jeune club par l’organisation de courses.
En 1932, le circuit s’agrandit, on ajoute une seconde boucle et on crée ainsi le fameux grand huit centré sur le carrefour Saint-Donat.

1935, le Grand Prix du club devient international et est inscrit au calendrier de la FIM, fédération internationale motocycliste.

Le président Jacques Rops se tue en planeur, son frère Philippe lui succédera de 35 à 38 et ensuite le troisième frère Jean de 38 jusqu’à son décès en captivité en 1945.

Fin de la guerre, Jules Tacheny est élu président de l’asbl, c’est à lui de mener le club dans cette nouvelle ère qui s’ouvre,
mais le virus est toujours là, et c’est au guidon d’une F.N. sauvée de la destruction de l’usine de Herstal, qu’il remporte en 1946 pour la première fois, devant son public, un public nombreux et déchaîné, son GP de l’Entre Sambre et Meuse il devance des pilotes comme Anderson, Grizzly, Laurent, Martin.
Il fera ensuite l’acquisition d’une Norton Manx 500 avec laquelle il sillonnera les circuits, le voici à Chimay en 1949, à Francorchamps, au Grand-Prix de 1949 et sa dernière course à Waremme en 1952 mais cette fois plus par plaisir, en tant que pilote-organisateur.

Durant ces années d’après guerre, l’épreuve phare du club qui deviendra le Grand Trophy, va acquérir ses lettres de noblesse.
Les plus grands champions du monde vont venir s’y mesurer :
Anderson,
Lorenzetti,
Duke,
Oliver en side-car
Il y aura aussi Lomas,
Graham,
Doran,…


Succès sportif, succès de foule, la santé financière du club est excellente.

Jules Tacheny a une devise,
l’argent du sport doit retourner au sport !

Les bénéfices sont donc réinvestis : aménagement du carrefour, routes de 7m, et une tribune exceptionnelle pour l’époque, une tribune couverte de 2.000 places.


Les années se suivent, les activités se diversifient…

Il y aura les GP automobiles en 1950 et 51 avec des pilotes comme Ascari, Manzon, stirling Moss, Trintignant, Cortese, Laurent,…sur des bolides de marque Ferrari, Simca-Gordini, HWM et autres.

Les réputé moto-cross des Bosseuses est créé en 1952.


1958, John Surtees, à moto ! remporte le 20ème Grand Trophy !
Sur Norton, il devance les M.V. italiennes.


D’autres investissements : virages relevés, tribune rehaussée avec construction de tout un complexe avec bureaux, conciergerie, salle de réception, douches et une vingtaine de chambres.

1961, le carrefour acquiert sa configuration actuelle.

1963, début de l’ère cycliste du club avec l’organisation de plusieurs championnats de Belgique professionnels et avec en apogée les championnats mondiaux de cyclisme sur route pour professionnels, amateurs et par équipe organisés en association avec le club d’Yvoir en 1975.

Les années filent et notre équipe de bénévoles ne s’endort pas,

le Grand Trophy perdure avec de nouvelles vedettes, les meilleurs s’y retrouvent, il y aura Agostini, Ceccotto, Saarinen…
En 1975, au 35ème Grand Trophy, Patrick Pons remporte le GP FIM 750 devant Agostini, Phil Read, Barry Sheene, Findlay et bien d’autres.

1980, Didier de Radiguès, nouvelle vedette belge de la vitesse pure, est vainqueur en 250 et 350cc

1981, retour des voitures avec les 6h de Mettet et la victoire d’Eric Van de Poele, organisation de rallyes, d’épreuves d’endurance, 1.000km, 24h00…

Et Jules Tacheny réinvestit toujours :

diverses chicanes pour la sécurité, une vingtaine de stands-garages…

La moto,
son club de mettet
auront été toute sa vie jusqu’à sa disparition accidentelle en juillet 1984, ironie du sort, sur une portion de l’ancien circuit de Floreffe .

57 ans de présence au club et 39 ans de présidence !

Le vice-président Pol Lenoir prend la relève et la politique d’investissement perdure:
la chicane principale, une passerelle pour le public, de nouveaux stands avec salle VIP…


Depuis 1980 cependant, le club du Royal Union Motor traverse des années plus difficiles, c’est le marasme, le succès de la vitesse pure en Belgique s’estompe, le Grand Trophy est bien souvent en déficit mais là où d’autres auraient simplement arrêté leurs activités, la politique d’investissement menée par le club est payante, elle oblige l’équipe à se démener, à trouver d’autres idées…


1987, sous l’impulsion du vice-président Michel Fievet et de Freddy Tacheny, le plus jeune fils de Jules Tacheny, entré au club au décès de son père, Mettet ouvre le chapitre du Superbiker.

Le superbiker, une épreuve spectaculaire où les champions des diverses disciplines motocyclistes sont amenés à s’affronter une fois leur saison terminée.
C’est sur une piste multiple, que les champions de motocross, de vitesse pure, d’enduro, de trial, de supermotard vont venir se mesurer.

Georges Jobé remporte la 1ère édition.

Le superbiker, c’est l’idée de génie qui va apporter au club une bouffée d’oxygène !

Le succès est grandissant.
l’épreuve devient incontournable au niveau national, européen et acquiert une renommée mondiale en 2007 avec l’arrivée des pilotes américains.

Une épreuve qui en est à sa 24ème édition et qui réunit chaque année dans l’Entre Sambre et Meuse, début octobre, plus de 350 pilotes dont une vingtaine de champions du monde dans une ambiance de challenge mais aussi de fête devant près de 40.000 spectateurs !!
Ce nouveau souffle va permettre au club de faire survivre son épreuve historique, le Grand Trophy, qui en est à sa 50ème édition en 1990.

Une épreuve pour motos anciennes, le Gold Trophy, voit également le jour.

1994, on investit dans une tour de contrôle au dessus des stands.


Mais les machines évoluent, les vitesses deviennent affolantes et le circuit de Mettet, qui est toujours un circuit routier, vieillit. Les normes de sécurité deviennent de plus en plus sévères et c’est normal, les assurances explosent et deviennent inabordables…


Déjà en 1985 on a amputé le grand huit de sa petite boucle, on utilise le grand triangle avec les lignes droites de Florennes et Fraire…

 

En 1997, un repas amical réunit Michel Fievet, qui deviendra président du club en 2000, Freddy Tacheny, président sportif, ainsi que le journaliste Pierre Capart et le pilote de vitesse pure belge Stéphane Mertens.

Sujet de discussion, l’avenir de la vitesse pure en Belgique et notamment à Mettet.

Les circuits routiers sont appelés à disparaître !

Alors, l’idée un peu folle est lancée : pourquoi pas un circuit permanent !!

Ce même jour, les fiançailles du Prince Philippe sont annoncées dans les médias,

Le projet du circuit permanent, comme toute entreprise importante, aura un nom de code, ce sera le projet MATHILDE !!!

Le projet Mathilde, un projet fou, porté par une équipe de bénévoles, bénévoles qui se sont relayés depuis plus de 70 ans au sein de cette asbl d’un petit village de l’Entre Sambre et Meuse !

Qui pourrait y croire ?

Dix ans de tractations, d’études, d’espoir, de désespoir,
Dix ans de luttes seront nécessaires pour le mener à bien.


Où ? Pourquoi ? Comment ?


Où ?

Le club est déjà propriétaire de quelques terrains à proximité du carrefour, parking, parc des coureurs et, avec un peu de patience, d’autres terrains agricoles contigus pourraient être achetés.
Cela donnerait une superficie suffisante pour le projet et la possibilité d’utiliser encore en partie les anciennes installations.

Ce sera donc à l’intérieur de la boucle du circuit routier !


Pourquoi ?

Pour la continuité du club bien entendu,
Pour obtenir un outil qui va permettre la relance de la vitesse pure en Belgique,

Mais également pour doter notre région d’un lieu unique,
un lieu de formation et d’écolage, pour éduquer les usagers de véhicules motorisés à une conduite plus sûre, permettre par exemple la formation des jeunes à la conduite motocycliste.

Et enfin créer un nouveau centre d’activité économique pour, en association avec le BEP redynamiser la région.

 

Et enfin comment ?


Les besoins du projet dépassent bien entendu les moyens financiers de l’asbl…

L’appel à des capitaux privés est envisagé dans un premier temps
mais cela aurait engendré la création d’une société commerciale pure avec pour premier objectif la rentabilité pour les actionnaires. Soit un état d’esprit incompatible avec l’esprit du club en asbl…

Le mieux sera donc de faire appel au gouvernement wallon, aux capitaux publics.

Pour ce faire, avec l’appui de la commune de Mettet, une régie communale autonome (RCA) est créée, ce sera la RCA Sports Mettet Motor. c’est elle qui pourrait recevoir le cas échéant les subsides de la Région Wallone.

L’étude de faisabilité est confiée à l’intercommunale IGRETEC de Charleroi.

Le dossier est rondement mené,

l’histoire du club,
l’utilité publique démontrée du projet,
la solidité et le sérieux de l’étude,

viennent à bout des réticences et difficultés d’une telle entreprise : modification au plan de secteur, étude d’incidence, permis de bâtir unique, intervention de pas moins de 3 ministères,…

Et c’est ainsi que début 2007 un subside de 2.500.000 Euros, 50% du coût des travaux, est accordé via INFRASPORT par le ministre Michel Daerden.
Dernier écueil inattendu, la crise financière de 2008.
Le partenaire financier historique du club fait faux bond en dernière minute.
Un autre organisme financier est consulté car si nous avons le subside de 2.500.000 Euros, la même somme doit être empruntée pour assurer le budget.
Cette fois, la garantie de la commune est demandée mais cependant uniquement à titre subsidiaire et seulement durant la phase de construction,
le circuit construit et les avoirs du club serviront seuls par après de garantie.


Le volet financier est donc enfin bouclé…

 


Un appel d’offre légal est lancé et c’est finalement l’entreprise Michel WANTY de Péronnes-les-Binches, entreprise bien connue pour ses réalisations dans nos aéroports, qui remporte le marché.

Un souci particulier, faire appel à un maximum d’entreprise de la région proche,
- sous-traitance par exemple des travaux d’égouttage à la firme Lambert d’Oret,
- utilisation de matériaux des carrières Berthe à Florennes,
- Plantations Lefebvre de St Gérard,
- constructions métalliques ACT de Biesmes,
- matériels d’entretien
des firmes Gravy de St Gérard
et Genin de Fosses,…

le travail n’est pas banal, il est d’envergure mais Michel Wanty, passionné de sport moteur et habitué des circuits en tant que pilote amateur va le prendre à cœur et le gérer dans un exceptionnel climat de bonne entente avec le maître d’œuvre.

Le tracé.

Le club en a une petite idée.
Maximaliser bien sûr les possibilités au vu de la superficie d’une quinzaine d’hectares.
Vitesse et technicité du parcours sont des aspects primordiaux.
Le bureau IGRETEC sort un 1er plan, ensuite un second qui sera affiné par plusieurs spécialistes,
les premiers concernés bien sûr, les pilotes comme Didier de Radiguès, Stéphane Mertens pour la moto mais également des pilotes voiture comme Marc Duez car si l’objectif premier est de faire rouler des motos, le circuit pourra accueillir également les voitures.

Les aspects sécurité sont avalisés par un ami du club, Claude DANIS, responsable mondial de la sécurité des circuits moto GP.

Enfin la nuisance sonore est analysée et dans le but de la réduire, le tracé sera utilisé dans le sens anti-horlogique épargnant les habitations les plus proches.

Mai 2009, les grues entrent en action.


Egouttage, nivellement du terrain, des milliers de tonnes de terre sont manipulées… bulldozers et grues sont guidés par GPS, la précision est de l’ordre du cm !

En août, le circuit est tracé, on réalise les premiers essais en tout terrain et on apporte les dernières modifications.

Les murets et vibreurs sont installés et la première couche d’asphalte posée le 28 septembre.


Le rêve commence à prendre réalité !!


Fin novembre, profitant d’une météo clémente, c’est la grosse opération :
Pose de la dernière couche d’asphalte.
Trois asphalteuses en parallèle, pour une pose d’une traite.
Le chantier est spectaculaire, un ballet incessant de camions, de rouleaux compresseurs, de balayeuses.

Gros stress, l’hiver, long et rude, arrête les travaux et l’ouverture de la saison est prévue pour début mars !!!

Février, la neige se retire, c’est le sprint final : glissières de sécurité, pneus, bacs à graviers, ensemencement des gazons, travaux de peinture, …

 

Après moins d’un an de travaux, et à l’heure dite, la piste est enfin prête !!!!

Ce sera l’inauguration le 12 mars 2010.

En présence du Ministre André Antoine, du Gouverneur de la province de Namur, ainsi que des principaux responsables politiques de la région.

Un circuit de 2.310m., 10 virages baptisés du nom de pilotes prestigieux ayant écrit l’histoire de Mettet :
au bout de la ligne droite de départ de 600m, un double gauche, le John Surtees et le Fergus Anderson ensuite de nouveau à gauche en remontée le Jack Findlay suivi d’un droit le Giacomo Agostini ;
Une ligne droite et une épingle à droite, le Jarno Saarinen ;
suit la descente avec deux variantes le Richard Hubin plus doux pour les voitures et le Didier de Radiguès pour les motos, un S raide et abrupte où il faut avoir le cœur bien accroché… suivront trois gauches le Stephane Mertens , large épingle à gauche,
Le Stéphane Chambon, rapide en montée et enfin
le Michaël Paquay ouvrant sur la ligne droite d’arrivée…

C’est un tracé rapide et technique, la largeur de la piste va de 12 à 14 m.,

de larges zones de dégagement sont prévues, avec graviers adaptés,
des aires de récupération asphaltées.

Un équipement par fibres optiques permet la chronomètrage automatique et par zone .

Une voie d’intervention entoure tout le circuit.

Des gradins naturels judicieusement répartis.

Deux vastes parcs des coureurs sont prévus avec bornes électriques et éclairage.

 

 

Bien sûr, il faut peaufiner les abords, compléter les infrastructures, mais le principal est là, l’outil est exploitable.

Il faudra dans un premier temps utiliser des containers et chapiteaux mais l’accueil est tel que la 1ère saison est abordée dans l’enthousiasme !!

La demande est bien là et les sponsors sont au rendez-vous !
Chose exceptionnelle dans la Belgique des médias, tant la RTBF avec Classic 21 que RTL via Club RTL supportent le projet…

 

 

 

Durant les travaux, l’équipe de bénévoles n’est pas restée les bras croisés.

La promo a été engagée et de nombreux contacts ont été pris, c’est ainsi que dés le 12 mars, le calendrier est déjà rempli à 75% avec notamment le soutien de la FMWB et du RACB.

La sécurité médicale sera assurée par BDA rescue team (Belgium Driving Aid).

Le circuit est à usages multiples, les épreuves sportives du club bien sûr, le Grand Trophy, le Gold Trophy et le Superbiker,
mais surtout la location de la structure pour des activités d’écolage, d’incentives commerciales, d’essai, de présentation de véhicules, de compétition pour véhicules motorisés ou non, c’est ainsi qu’une manifestation cycliste aura également lieu avec un projet d’épreuve de 24h00 en 2011.

 


Le bilan de la saison 2010 est édifiant : taux d’occupation de plus de 85%,
ne laissant que juste le temps nécessaire pour la maintenance,

il y aura la moto, l’automobile et le vélo,
tant des sociétés wallonnes que néerlandophones

134 jours de location pour la moto
77 jours pour l’automobile
1 jour pour le vélo .

142 jours d’occupation pour des sociétés wallonnes
33 jours pour des sociétés néerlandophones

Et le succès dépasse les frontières, les clients sont aussi
Luxembourgeois (8 j.)
Français (9 j.)
Hollandais (11 j.)
Allemands (9 j.)

Le pari de ces quelques audacieux,
La persévérance de ces dix ans de lutte
sont donc récompensés.

Le projet rencontrait bien les besoins des utilisateurs.


Seul bémol au tableau, deux accidents mortels aussi imprévisibles qu’inexplicables mais qui n’ont à aucun moment remis en cause la sécurité du circuit.
Puissance des machines inadaptée au niveau d’expérience des pilotes ou simplement fatalité dans la pratique d’un sport moteur qui restera toujours malgré toutes les précautions prises une activité dangereuse.

Ces évènements malheureux ont néanmoins engendré des mesures supplémentaires de sécurité.

 

 

Nous sommes en 2011.

 

La nouvelle saison va s’ouvrir ce 12 mars et sur un circuit encore plus sécurisé,

Près de cent mètres de nouvelles protections, des super Defender, matelas de mousse d’1M20 d’épaisseur, ont été ajoutées,

les infrastructures sont étoffées avec l’inauguration en avril d’un complexe avec tour de contrôle, centre médical, salles de cours, garages ,

et les travaux du centre d’accueil sont prévus pour 2012 avec salle de réception, cafétaria, tribune et musée.

Un centre ADEPS est également à l’étude.

Le calendrier 2011 est dors et déjà rempli à 85%.

Les nuisances sonores bien que n’ayant jamais dépassé les seuils prévus par les études d’incidence sont de nouveau prises en compte, ceci pour rencontrer les doléances de quelques personnes incommodées par cette activité supplémentaire.

- Des plantations sont réalisées faisant fonction d’écran naturel,
- Chaque véhicule sera contrôlé avant l’entrée en piste avec une limite de 95 dB dans des conditions bien précises.
- Des mesures sont également prises pour organiser des activités moins bruyantes lors de deux WE par mois.

 

 

! L’entreprise est gagnante


La devise de Jules Tacheny : « faire ce que les autres ne veulent pas faire, n’osent pas faire ou ne savent pas faire » est réalisée !

Les chiffres sur le terrain ainsi que financier en attestent.

Le club a réussi également cett gageure de mener de front ses activités d’ASBL, avec son esprit d’ASBL, de bénévolat,
avec les nouvelles activités commerciales et professionnelles obligatoires d’un tel projet.

Ce passage obligé par la création d’une RCA avec la commune de Mettet et la gestion du club sur le terrain pour la RCA étaient la bonne formule !

Voici donc mise en route une activité économique importante pour la région au Chiffre d’affaire dépassant déjà le million d’Euros, ayant permis à ce jour l’engagement d’un directeur de circuit, Monsieur Philippe Dujardin et 5 temps plein, avec des répercussions locales positives tant pour les sous-traitants que les commerçants,…

Un outil pour les sportifs mais également d’utilité publique.

 

 

Un outil qui n’aurait pu voir le jour sans ce club du Royal-Union Motor-Entre-Sambre-et-Meuse, sans cette succession de bénévoles, acharnés, animés d’un esprit d’entreprise hors du commun.

80 années de vie sportive.

Des passionnés au service de passionnés !
 



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